Activités

Acfas 2020 : Colloque 424 - Autonomie, mieux être et santé mentale dans les parcours des jeunes

Le colloque se doit d'être annulé en raison des circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19.

 


Si le passage à l’âge adulte constitue en soi un processus d’autonomisation, il est possible d’affirmer que l’autonomie constitue plus que jamais un enjeu clé dans les parcours des jeunes. D’un côté, injonction issue des paradigmes managériaux traversant tout autant le système de production que les politiques publiques, l’autonomie devient une exigence omniprésente pour construire de manière socialement légitime son cheminement. De l’autre côté, le décalage entre les attentes des jeunes dans différentes sphères de vie (que ce soit le travail, la formation, le logement, la famille, l’engagement dans sa communauté) et les réelles possibilités de les combler, encouragent parfois les jeunes à défier les normes sociales dominantes et à défendre leur autonomie individuelle et culturelle à l’heure de construire leur parcours. Entre injonction à la production et revendication d’épanouissement, l’autonomie est au foyer de tensions qui se répercutent sur leur mieux‐être des jeunes et leur santé mentale : troubles de l’attention; épuisement ; technostress ; solitude ; colère ; démobilisation ; sentiment de vulnérabilité au travail ; détachement de la communauté… Ces tensions, souvent vécues individuellement, voire dans l’isolement, soulèvent par ailleurs l’enjeu de la responsabilité collective, de la qualité et de l’adéquation des réponses institutionnelles qui sont offertes : manque de ressources; racisme institutionnel; méconnaissance des réalités spécifiques de la part des intervenants.

C’est dans ce contexte de tension que ce colloque souhaite réunir des contributions issues d’une variété de disciplines et d’approches analytiques pour éclairer la question de l’autonomie et mettre en évidence tant la diversité des conditions regroupées sous la catégorie « jeunes » que les inégalités sociales affectant le passage à l’âge adulte selon les régions, la situation socioéconomique, la situation familiale, l’identité de genre, l’appartenance culturelle et l’origine ethnique, parmi d’autres. En cohérence avec la programmation de la Chaire‐réseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ), ce colloque vise à stimuler, dans une perspective critique, le dialogue interdisciplinaire et interuniversitaire sur la thématique pour couvrir l’ensemble des quatre volets de la chaire : santé et bien‐être ; éducation, citoyenneté et culture ; emploi et entrepreneuriat ; jeunes autochtones.

Le colloque, organisé sur deux jours, inclura des séances de communications avec périodes de discussion et une période réservée aux communications par affiches, principalement destinée au dialogue autour de travaux étudiants sur la thématique du colloque.

La programmation du colloque 424 est accessible par ici.

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Colloque sur les structures alternatives de scolarisation (SAS) : ANNULÉ

Le colloque ayant pour titre Les structures alternatives de scolarisation en France et au Québec : Une offre complémentaire pour raccrocheurs scolaires? se doit d'être annulé en raison des circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19.

 


Le colloque qui se tiendra le 15 avril 2020, aura pour titre : Les structures alternatives de scolarisation en France et au Québec : Une offre complémentaire pour raccrocheurs scolaires?

Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) – Salle Mont-Royal
3535 rue St-Denis, Montréal

École de la rue, école du milieu, organismes de raccrochage scolaire, etc. (pour le Québec), microlycées, lycée de la nouvelle chance, pôle innovant, etc. (pour la France), les structures alternatives de scolarisation portent des noms variés et recouvrent des modalités de scolarisation différentes. Toutefois, elles ont en commun d’accueillir des élèves de 16 ans et plus, qui ont interrompu leur parcours scolaire et qui se trouvent en situation de vulnérabilité. Ces structures sont considérées comme « expérimentales », en ce sens qu’elles déploient des dispositifs qui se veulent innovants pour répondre aux besoins variés des élèves qu’elles accueillent. Leur offre de service souhaite aller au-delà du cadre scolaire traditionnel, en s’inscrivant dans une approche systémique, multifactorielle et processuelle du raccrochage scolaire.

La première partie de ce colloque consiste en une série de conférences données par Anne Lessard (Université de Sherbrooke), Sandrine Benasé-Rebeyrol (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis), Sylvain Bourdon (Université de Sherbrooke) et Bruno Garnier (Université de Corse Pasquale Paoli). La seconde partie s'articulera autour de deux ateliers au choix, au cours desquels les participants seront invités à discuter de différentes questions vives en lien avec le raccrochage scolaire. Ces ateliers seront conduits par Sophie Grossmann (Université du Québec à Montréal) et Marjorie Vidal (Université du Québec à Montréal). Ils seront suivis d'une table de clôture animée par Philippe Chaubet (Université du Québec à Montréal) et Bruno Robbes (Université de Cergy-Pontoise).

Ce colloque, organisé par la Chaire-Réseau de recherche sur la jeunesse au Québec, la Fédération pour les établissements scolaires publics innovants (FESPI, France), l’organisme de raccrochage Déclic (Québec) et le Laboratoire Culture et Diffusion des Savoirs et Sociétés (CeDS, EA7440, France), a pour objectif de comprendre ces structures alternatives. Il s’adresse à toutes les personnes concernées par le raccrochage scolaire (enseignants, intervenants, directeurs, mais aussi professeurs et étudiants).

Réservation gratuite obligatoire : cliquer ici.

 

Pour plus d'informations, voir l'affiche ci-dessous :

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Conférence-midi avec Sandy Nadeau : REPORTÉE

Les besoins des élèves: un construit polysémique.

La conférence est reportée en raison des circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19.

L’école inclusive vise à rejoindre tous les élèves, qu’elle ne peut prétendre instruire, qualifier et socialiser de la même manière. Dans une perspective de justice sociale, une attention particulière doit être donnée aux inégalités afin d’en arriver à une distribution équitable des ressources en fonction des caractéristiques des élèves. Bien que la reconnaissance de la diversité des élèves se limite parfois à la considération des situations de handicap, il est de plus en plus reconnu qu’il importe de s’attarder aux besoins des élèves. En revanche, ce construit étant polysémique, il apparait difficile d’identifier une vision commune de ce à quoi renvoient ces besoins. Les besoins des élèves étant à la base de l’intervention éducative, une revue systématique a été menée afin de dresser un portrait des sens donnés aux besoins des enfants d’âge scolaire au cours des 20 dernières années. Les résultats préliminaires seront abordés et discutés au regard de leur implication pour le soutien aux élèves en contexte d’éducation inclusive.
 

Affiche de l'activité :