Activités

Autonomie, mieux être et santé mentale dans les parcours des jeunes

Si le passage à l’âge adulte constitue en soi un processus d’autonomisation, il est possible d’affirmer que l’autonomie constitue plus que jamais un enjeu clé dans les parcours des jeunes. D’un côté, injonction issue des paradigmes managériaux traversant tout autant le système de production que les politiques publiques, l’autonomie devient une exigence omniprésente pour construire de manière socialement légitime son cheminement. De l’autre côté, le décalage entre les attentes des jeunes dans différentes sphères de vie (que ce soit le travail, la formation, le logement, la famille, l’engagement dans sa communauté) et les réelles possibilités de les combler, encouragent parfois les jeunes à défier les normes sociales dominantes et à défendre leur autonomie individuelle et culturelle à l’heure de construire leur parcours. Entre injonction à la production et revendication d’épanouissement, l’autonomie est au foyer de tensions qui se répercutent sur leur mieux‐être des jeunes et leur santé mentale : troubles de l’attention; épuisement ; technostress ; solitude ; colère ; démobilisation ; sentiment de vulnérabilité au travail ; détachement de la communauté… Ces tensions, souvent vécues individuellement, voire dans l’isolement, soulèvent par ailleurs l’enjeu de la responsabilité collective, de la qualité et de l’adéquation des réponses institutionnelles qui sont offertes : manque de ressources; racisme institutionnel; méconnaissance des réalités spécifiques de la part des intervenants.

C’est dans ce contexte de tension que ce colloque souhaite réunir des contributions issues d’une variété de disciplines et d’approches analytiques pour éclairer la question de l’autonomie et mettre en évidence tant la diversité des conditions regroupées sous la catégorie « jeunes » que les inégalités sociales affectant le passage à l’âge adulte selon les régions, la situation socioéconomique, la situation familiale, l’identité de genre, l’appartenance culturelle et l’origine ethnique, parmi d’autres. En cohérence avec la programmation de la Chaire‐réseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ), ce colloque vise à stimuler, dans une perspective critique, le dialogue interdisciplinaire et interuniversitaire sur la thématique pour couvrir l’ensemble des quatre volets de la chaire : santé et bien‐être ; éducation, citoyenneté et culture ; emploi et entrepreneuriat ; jeunes autochtones.

Le colloque, organisé sur deux jours, inclura des séances de communications avec périodes de discussion et une période réservée aux communications par affiches, principalement destinée au dialogue autour de travaux étudiants sur la thématique du colloque.

Pour soumettre une proposition de communication
Les informations suivantes doivent être envoyées à crj.ecc@usherbrooke.ca au plus tard le 21 février 2020 :

  • Nom, affiliation et adresse courriel des présentateurs;
  • Titre;
  • Résumé d’un maximum de 1500 caractères.

Les propositions seront évaluées par le comité organisateur et les décisions seront rendues avant le 2 mars 2020. Les conférenciers retenus devront s’acquitter des frais d’inscription et avoir un profil actif sur le site de l’ACFAS pour être inclus dans le programme du colloque.

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Colloque sur les structures alternatives de scolarisation (SAS)

Le colloque qui se tiendra le 15 avril 2020, aura pour titre : Les structures alternatives de scolarisation en France et au Québec : Une offre complémentaire pour raccrocheurs scolaires?

Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) – Salle Mont-Royal
3535 rue St-Denis, Montréal

École de la rue, école du milieu, organismes de raccrochage scolaire, etc. (pour le Québec), microlycées, lycée de la nouvelle chance, pôle innovant, etc. (pour la France), les structures alternatives de scolarisation portent des noms variés et recouvrent des modalités de scolarisation différentes. Toutefois, elles ont en commun d’accueillir des élèves de 16 ans et plus, qui ont interrompu leur parcours scolaire et qui se trouvent en situation de vulnérabilité. Ces structures sont considérées comme « expérimentales », en ce sens qu’elles déploient des dispositifs qui se veulent innovants pour répondre aux besoins variés des élèves qu’elles accueillent. Leur offre de service souhaite aller au-delà du cadre scolaire traditionnel, en s’inscrivant dans une approche systémique, multifactorielle et processuelle du raccrochage scolaire.

La première partie de ce colloque consiste en une série de conférences données par Anne Lessard (Université de Sherbrooke), Sandrine Benasé-Rebeyrol (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis), Sylvain Bourdon (Université de Sherbrooke) et Bruno Garnier (Université de Corse Pasquale Paoli). La seconde partie s'articulera autour de deux ateliers au choix, au cours desquels les participants seront invités à discuter de différentes questions vives en lien avec le raccrochage scolaire. Ces ateliers seront conduits par Sophie Grossmann (Université du Québec à Montréal) et Marjorie Vidal (Université du Québec à Montréal). Ils seront suivis d'une table de clôture animée par Philippe Chaubet (Université du Québec à Montréal) et Bruno Robbes (Université de Cergy-Pontoise).

Ce colloque, organisé par la Chaire-Réseau de recherche sur la jeunesse au Québec, la Fédération pour les établissements scolaires publics innovants (FESPI, France), l’organisme de raccrochage Déclic (Québec) et le Laboratoire Culture et Diffusion des Savoirs et Sociétés (CeDS, EA7440, France), a pour objectif de comprendre ces structures alternatives. Il s’adresse à toutes les personnes concernées par le raccrochage scolaire (enseignants, intervenants, directeurs, mais aussi professeurs et étudiants).

Réservation gratuite obligatoire : cliquer ici.

 

Pour plus d'informations, voir l'affiche ci-dessous :

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Appel à communications : Xe colloque scientifique étudiant du CÉRTA

DIVERSITÉ ET ÉQUITÉ DANS LES PARCOURS D’APPRENTISSAGE

Bandeau XeECEC


La dixième édition du colloque étudiant du CÉRTA s’intéresse aux questions de diversité et d’équité dans les parcours d’apprentissage. La perspective retenue en termes de parcours d’apprentissage s’inscrit dans une perspective d’apprentissage tout au long et large de la vie et s’inspire des travaux d’Elder (1987; 1998) et de Sen (2000). Plus précisément, cette perspective considère les parcours d’apprentissage comme se déployant en interdépendance avec les différentes sphères de vie (p. ex. professionnelle et familiale), imbriquées dans les contextes sociohistoriques des individus. La capacité des individus de réaliser des choix et d’influencer le cours de leur vie est reconnue, mais vue comme influencée par les structures sociales pouvant être source d’iniquité. De plus, l’aspect subjectif et diversifié des parcours d’apprentissage, teintés par les expériences vécues par les individus est mis de l’avant, que ce soit à l’intérieur ou l’extérieur d’un cadre éducatif. Ainsi, les parcours d’apprentissage sont considérés dans une perspective large, qui met en évidence les enjeux de diversité et d’équité.

En cohérence avec le thème retenu et la programmation du CERTA, les propositions de communications s’articuleront autour de trois axes :

  1. Les continuités et ruptures dans les parcours d’apprentissage de personnes en situation de vulnérabilité sociale
    Comment comprendre la dynamique globale des parcours d’apprentissage des personnes?
     
  2. Les pratiques de soutien aux parcours d’apprentissage
    Comment soutenir l’apprentissage au sens large?
     
  3. La programmation sociale en appui aux parcours d’apprentissage tout au long et au large de la vie
    Quelle est l’accessibilité des individus aux services et ressources offerts par l’État et ses partenaires?

Cet évènement, qui se tiendra à la Faculté d’éducation le 19 février 2020, se veut rassembleur de toutes les personnes étudiantes universitaires s’impliquant dans le domaine des sciences sociales et de l’éducation. Le thème de l’édition actuelle permet d’englober plusieurs domaines, notamment en enseignement, en orientation, en psychoéducation et en adaptation scolaire et sociale. L’objectif est de favoriser les échanges au sujet des projets de maîtrise ou de doctorat des personnes étudiantes, selon l’avancement de leurs travaux. Des communications orales et par affiche seront présentées. La présentation s’étant le plus distinguée se verra décerner un prix de 300 $, et la personne étudiante terminant en deuxième position obtiendra 250 $. Le prix coup de cœur de la mise en affiche consistera en une bourse de 200 $. La date limite pour soumettre une proposition de communications est le 15 janvier 2020.

Le formulaire de proposition est disponible ici.